Les lignes qui suivent ne vont pas changer la manière dont vous, voyageurs d’affaires, allez vous comporter avant pendant et après vos déplacements professionnels aujourd’hui ni dans les toutes prochaines années. Mais pour peu, comme nous le pensons, que vous vous passionniez pour le futur de votre corporation, l’étude récemment publiée par Airplus, ne devrait pas manquer de vous interpeller…

Le champ d’anticipation proposé par le dossier de cette très sérieuse société allemande couvre les années 2020 à 2060. Les grands thèmes préoccupant pour la planète, la diminution des ressources naturelles, l’incroyable avancée des technologies, le développement spectaculaire d’un pays comme la Chine, la considérable poussée démographique, les questions environnementales, tous ces éléments sont pris en compte pour avancer chiffres et perspectives.
Voici en résumé les grandes lignes des Nostradamus du voyage d’affaires.
Attachez vos ceintures, nous décollons pour l’année 2060 :

  • La durée des voyages ne dépassera pas 2h30 quelle que soit la distance. Place aux vols supersoniques ou similaires. Mais il n’est pas dit qui construira le nouveau Concorde…
  • Voyager pour participer à des réunions internes ne sera plus d’actualité et sera même socialement inacceptable. Place à la télépathie virtuelle ou à la visio-conférence en hologramme.
  • Les voyageurs d’affaires seront libres d’organiser leurs déplacements mais toute dépense aberrante ou irresponsable sera considérée comme une faute grave.
  • Tous les modes de transport seront interconnectés et interdépendants, basés sur une même plateforme. On remarquera que le temps qui sera nécessaire pour rejoindre lesdites plateformes depuis son domicile n’est pas précisé…
  • Le déplacement d’affaires englobera toutes les prestations et facettes du voyage, de  » porte à porte « . Rien ne sera donc laissé au hasard, sauf peut-être la météo, les grèves, et autres pannes de réveils…
  • Le rôle productif du chargé de voyages sera encore plus significatif et il deviendra un acteur majeur dans l’entreprise, véritable pilote de la mobilité à l’intérieur du service achats.
  • Le coût des déplacements augmentera de manière très significative, à mesure que les ressources naturelles diminueront.
  • La sécurité du voyageur sera un sujet bien plus important que la réduction des coûts.

L’étude précise également qu’avec 90 % de trains à l’heure, la régularité du transport ferroviaire ne va pas beaucoup évoluer, tout juste les incidents aujourd’hui imprévisibles seront-ils moins nombreux.
Bien que tout cela soit situé dans un avenir assez éloigné, les prémices de certaines prévisions sont déjà visibles aujourd’hui. La question au moins pour celles-ci, n’est pas de savoir s’il elles auront lieu, mais quand…