La coutume veut que l’on nomme  » la rentrée « , cette période de l’année qui voit les écoliers et collégiens, puis un peu plus tard les étudiants, retrouver le chemin de leurs classes, les copains et les professeurs. L’année scolaire commence et les vacances semblent loin derrière, même si elles restent le sujet principal des conversations de retrouvailles des petits et des grands.

L’avenir des enfants, c’est la préoccupation majeure des parents qui se soucient de leur emploi futur, surtout au regard de la situation d’aujourd’hui.
Nous avons tous demandé au moins une fois à un enfant :  » Et toi, (mon p’tit), tu veux faire quoi quand tu seras grand ? « . Et selon les inclinations naturelles de l’interrogé, ses rêveries enfantines ou la dernière bande dessinée qu’il aura lue, la réponse variera de  » Quand j’s’rai grand je s’rai docteur » à  » je veux être pompier « . Toutes les idées sont louables, certaines étonnantes ou imaginatives, mais les enfants font généralement preuve de sincérité quand ils expriment leurs espérances.
Pour ceux qui n’auraient pas d’idée précise, ou qui n’auraient pas répondu spontanément  » je veux être pilote d’avion « , permettez-nous de vous inviter à leur en faire la suggestion.
Et dans ce cas, généralement, vous verrez les yeux qui s’éclairent d’une flamme nouvelle, et un  » oh oui !  » accueillir votre proposition. Ce n’est pas par hasard si nous émettons cette recommandation aujourd’hui : il est tout simplement indiscutable que le monde aéronautique sera en perpétuel recrutement à tous les niveaux dans les 20 prochaines années et même après. Le dernier rapport de la société Boeing qui vient d’être publié  » 2013 Pilot and Technician Outlook  » prévoit en effet un besoin de près de 500 000 nouveaux pilotes et encore plus de techniciens (de maintenance par exemple) et ingénieurs à l’horizon 2030. Ceci pour faire face à l’accroissement du trafic aérien dont nous vous avons déjà parlé et au développement du parc d’avions des compagnies aériennes. Rien qu’en Europe, on parle de 200 000 pilotes et techniciens.
Récemment à Toulouse, un instructeur de pilotes sur Airbus, nous faisait part de l’évolution étonnante de la formation dans ce domaine. En résumé il nous disait  » avec les jeux vidéo et l’utilisation des joysticks, les nouveaux candidats ont déjà de très bonnes notions de pilotage « . Ce qui ne suffit pas, bien heureusement. Et les cours théoriques viennent parfaire le cursus avec les mathématiques, la pratique de la langue anglaise, la climatologie, etc…
Cette formation continuera d’évoluer avec les nouvelles technologies qui la rendront accessible à un plus grand nombre de candidats. Tous ne seront pas élus, mais  » Plus tard je serai Commandant de bord « , quelle belle réponse !!